Europalabres

Semaine d’échanges et de théâtre sur l’Europe, ses cultures et ses langues…
À Lyon, du 17 au 24 avril 2016

Une semaine multilingue à Lyon pour partir à la rencontre de l’Europe !

Le film ICI

La diversité. Voilà ce qu’a expérimenté le groupe des participants de la semaine Europalabres du 17 au 24 avril 2016 à Lyon. Avant leur arrivée à Lyon, les 29 jeunes européens avaient a priori peu de choses en commun, si ce n’est la pratique à différents niveaux de la langue française ou allemande et leur envie d’échanger. Certains ont 15 ans, d’autres 29, les uns sont médecins, philosophes ou professeurs, d’autres sont à l’école ou à la fac et deviendront un jour critique d’art, restaurateur ou musicien. Chacun a une culture et une conception de l’Europe différentes.Pendant une semaine, ils ont partagé leurs points de vue et leurs interrogations sur l’Europe d’aujourd’hui. Avec l’aide de spécialistes de thématiques européennes et des institutions culturelles de Lyon, les participants se sont penchés sur les questions du multilinguisme en Europe, des langues de l’immigration, de l’identité culturelle ou encore de l’intercompréhension.

DSC09645_kleinExiste-t-il une identité européenne ? Comment définir la culture de son pays, parmi l’Union européenne ? Quel est le rôle de la langue dans la construction d’une identité commune ? La langue est-elle vectrice de la culture, d’une culture, des cultures… ?
Est-ce qu’une langue européenne telle que l’Esperanto nous permettrait de nous sentir européen ? Que doit-on penser de l’anglais ? La diversité que regroupe l’Europe représente-t-elle une richesse ou un obstacle à son développement ?

Dans notre cas, la diversité du groupe a su alimenter et enrichir non seulement les palabres européens, mais aussi les ateliers de théâtre et d’improvisation encadrés par Matthieu Loos et Lorenz Kabas.DSC08915Des ateliers, tels que « le jeu de l’oignon », ont permis aux participants de définir leur identité culturelle nationale ou individuelle. Couche par couche, explorant leurs souvenirs et partageant leurs impressions, ils ont exploré ce qui fait d’eux une personne, un allemand ou un bulgare, ou encore un citoyen européen.

Tandis que les croates apprenait au groupe que le mot Croatie vient étymologiquement du mot cravate et que le drapeau à carreaux rouges et blancs représentait les différents peuples du pays, les allemands ont cité la Seconde Guerre Mondiale comme élément constituant de leur identité culturelle. En effet, même si la jeune génération dit ne pas ressentir de culpabilité, cette période reste omniprésente dans la société allemande. Les faits historiques poussent la population à toujours réfléchir, à remettre en question les comportements et les idées. Les français, eux, ont évoqué la République et ses valeurs telles que la liberté, l’égalité et la fraternité. Pour finir, les bulgares ont présenté le folklore et la mythologie comme traits identitaires nationaux, aux côtés de l’alphabet cyrillique.

DSC09569Malgré toutes les différences présentes au niveau des cultures nationales, l’exercice appliqué aux identités individuelles a mené à une réflexion sur les valeurs humaines et personnelles que chacun peut posséder, telles que la diversité, l’ouverture d’esprit, la curiosité, la sensibilité ou la chaleur. Ces valeurs ne seraient-elles pas, en fin de compte, la base d’une identité européenne ?

Pour les pays-membres les plus récents, l’entrée dans l’Union Européenne a aussi été citée comme source de peurs : peur de gagner une identité commune, au détriment de son identité nationale, la peur de l’augmentation des prix au quotidien à travers l’Euro, mais aussi la peur d’incarner la frontière extérieure d’un continent de plus en plus menacé par le terrorisme…

Malgré ces freins et ces différences, les participants ont constaté combien l’Europe était une création fragile qui se devait d’être protégée. Elle offre à tous un champ des possibles, à commencer par la possibilité de participer à ce projet Europalabres.

DSC09887Le chemin parcouru au fil de la semaine a abouti le vendredi 22 avril 2016 à une représentation publique aux Subsistances ponctuée de débats en interaction avec le public sur les thèmes de la semaine et de scènes de théâtre.

Cette soirée, animée par Christine Ramel, était l’occasion pour les participants de clore l’aventure Europalabres en présentant au public et aux différents spécialistes intervenus, le fruit de cette semaine d’échange. DSC00124

Ces moments d’échanges, de jeux artistiques, mais aussi bien sûr les sorties et autres temps informels, ont permis aux participants d’apprendre à se connaître, à se comprendre et à s’apprécier. Les parties de foot-défouloir à l’auberge de jeunesse, les trajets en C14 pour terminer les débats et les petites siestes au soleil dans la cours des Subsistances à la pause du midi ont contribué à la cohésion du groupe, au mélange des nationalités, à oublier la barrière de la langue. Ils sont repartis dimanche 24 avril dans les quatre coins de l’Europe. Si « unis dans la diversité » est la devise de l’Europe, elle pourrait bien devenir le cri de ralliement du projet Europalabres.

Cet échange s’adresse à des jeunes de différentes nationalités et tous horizons entre 17 et 30 ans.

(Aperçu de l’édition 2015, intitulée « Les jeunes vivent l’Europe » ICI).

Téléchargez ici la documentation à conserver, imprimer, diffuser ou afficher … :


Intervenants :

christine (c) Jean-Marie Refflé sans microChristine Ramel : journaliste, chargée de projets culturels et européens, elle a coordonné de 2010 à 2013 le projet européen Take off dédié à l’insertion de jeunes par la culture entre Munich et Lyon. Elle encadre ce projet d’échange à la citoyenneté et la culture européennes depuis 2014.

PHOTO-Matthieu-Loos-h_200pxMatthieu Loos : à la fois comédien,   auteur, metteur en scène, il est le directeur artistique de la compagnie Combats Absurdes, basée à Lyon et rayonnant dans toute l’Europe. Avec quatre autres compagnies européennes d’improvisation théâtrale, il a monté le projet « Should I stay or Should I go ».

 

Lorenz foto kleinLorenz Kabas : autrichien, il parle plusieurs langues parmi lesquelles l’allemand, l’italien, l’anglais, le français. Après avoir étudié les mathématiques, le latin à la Karl-Franzens-Universität et la guitare classique au conservatoire Johann Joseph Fux de Graz, il intègre, en 1989, l’ensemble du Theater im Bahnhof de Graz. Il y est à la fois comédien, improvisateur, régisseur, dramaturge et guitariste. Il a également écrit pour le Schauspielhaus de Graz.


Tarif (hébergement et pension complète inclus) : contactez-nous.
Remboursement des frais de voyage en partie ou en totalité en fonction du pays d’origine.
Renseignements à info@plateforme-plattform.org ou au +33 (0)4 78 62 89 42 / www.plateforme-plattform.org
Inscriptions : court CV et lettre de motivation à info@plateforme-plattform.org


Un projet proposé par l’association Plateforme de la jeune création franco-allemande, en partenariat en France avec le Goethe-Institut Lyon, l’Instituto Cervantès Lyon, la Maison de l’Europe et des Européens et Europe direct, la Cie Combats Absudes, les Subsistances, Tremplin Anepa et l’Alliance Française d’Osijek en Croatie, l’Association Roditeli en Bulgarie, das Kultur Kabinett en Allemagne. Ce projet est réalisé avec le soutien de la Fondation Hippocrene, l’Office franco-allemand pour la Jeunesse et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, et est cofinancé par l’Union européenne.

logoEuropalabressite